Suite de nos rencontres

Pour cette deuxième rencontre, voici Luc Royer, enchanteur du monde ! Au travers ces aventures il permet a des passionnés de sport de se rencontrer au travers de projet toujours originaux ! 


Tu te définis comme un pionnier de l’impossible : tu peux nous dire à quoi cela signifie ?
Tu fais (vous faites) référence à la citation de Mark Twain « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait » utilisée dans la communication de l’Ultra Triathlon du Mont Ventoux Southman 2013 (Conception & Organisation CHILKOOT) baptisée à juste titre l’édition des Pionniers (à laquelle tu as brillamment participé) www.southman-utmv.blogspot.fr
En fait, lorsqu’est née CHILKOOT – La Compagnie Des Pionniers, au coeur de l’hiver 1998-1999, dans une forêt perdue du Queyras, l’ambition était délà de (re)mettre les gens en mouvement, de proposer des événements et des produits associés pour qu’ils puissent s’inscrire à leur tour dans une démarche pionnière, celle des convictions au service de la création, en rupture totale avec celle des immobiles qui n’ont que des certitudes et des habitudes. Par nature, je n’aime que les complications, comme en haute horlogerie. Le beau, le luxe, c’est de choisir de s’élancer vers une « terra incognita », de se mettre en danger, de renoncer à la facilité, « de quitter le lit douillet de la civilisation, pour mieux ressentir le granit terrestre et le coupant du silex » comme l’avait écrit Robert Louis Stevenson au retour de son fameux « Voyage avec un âne dans les Cévennes ». C’est cela être pionnier, c’est accepter de se mettre en danger, par conviction, par passion, par « goût des autres », tout particulièrement quand cela relève de l’impossible…
 
Peux-tu nous parler de ta prochaine aventure ?
Le moins que l’on puisse dire c’est que cela va crescendo. C’est mon côté doux rêveur qui veut cela, d’où d’ailleurs une revendication assumée de « Machine à rêves » pour qualifier CHILKOOT. Depuis 1999, les « terra incognita » parcourues ont été aussi variées que celles du traîneau à chiens, de l’alpinisme, du ski de randonnée, du snowscoot, plus étonnement du BMX race avec la folle aventure du prototype en carbone SXP1 en 2010 et 2011, du voyage à vélo, du triathlon et désormais, durablement si j’en juge par la saga BORN TO RIDE, des voyages – longs et lointains – à pignon fixe.www.borntoride2012.blogspot.fr
Une première adaptation a vu le jour du 24 avril au 1 er mai 2012 entre Marseille et La Rochelle (830 km). Cette année là nous avons été sept pionniers à prendre part à une aventure placée sous les couleurs du drapeau tricolore et l’un des protagonistes s’était payé le luxe de relier Méditerranée et Atlantique à pignon fixe, sans frein. L’histoire était pour moi fixée, « brakeless »… En 2013, le BORN TO RIDE s’est inscrit 100% pignon fixe, outre-Manche, au Royaume-Uni, sous la bannière de l’Union-Jack entre Dover et Durness mais l’aventure a tourné court et s’est résumée finalement – pour des questions d’agendas et d’impératifs professionnels – à son seul Prologue entre Paris et Calais. En 2014, le BORN TO RIDE vient de s’exporter en Inde, autour de douze travaux (The Twelve Labours of Hercules) à vélo (de marque indienne HERCULES) ayant tous pour ville d’arrivée Delhi. Simultanément, un Prologue cévenol Le Puy – Alès (245 km) a été réalisé à la mi-mars en amont du Challenge Les Alpes, d’Évian à Nice à pignon fixe (680 km) : la toute prochaine aventure impossible, sur les traces des pionniers du Tour de France des années 10…
Au cours de l’été 2015, les Fixie Riders du Team Chilkoot devraient s’élancer en relais de New York à Los Angeles ou l’épique traversée Est-Ouest des Etats-Unis inspiratrice des voyages BORN TO RIDE avant que ne soit mis le cap au Sud, plus précisément vers l’Afrique et le Maroc, pour un Tanger – Tarfaya de 1900 km programmé en mars 2016.
Tous ces années d’errances, tous ces projets partagés sont l’essence de mon quotidien sachant que rien ne vaut l’énérgie au moment même de la naissance d’une idée, d’un prochain projet, d’une future aventure, d’un nouveau voyage. Et pour cause, pour un rêve réalisé combien de rêves inachevés ? Pour moi, la plus belle aventure c’est toujours la prochaine. C’est celle de la vie, comme le premier souffle de la naissance… Peut-être est-ce là ma façon de lutter, tel « l’homme qui marche » de Giacometti contre la sédentarisation, moi qui aurait tant aimé être un nomade… La Grande évasion serait-elle pour bientôt ?
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